Les résultats du club 2014

  • La route du Louvre

    1 participant
    12 commentaires

    Marathon qui relie les deux villes emblématiques de ch'Nord : Lille et Lens.

    Parcours plat et roulant avec néanmoins quelques faux plats dans la région de Lens. De nombreuses marches et randonnées sont organisées autour du marathon et du relai de 6 coureurs. Le parcours est jalonné d'animations en tout genre : groupe folklorique, musette, géant du Nord. Baraques à frites à l'arrivée.

    Site internet : http://www.laroutedulouvre.fr/

    Résultats des coureurs

    Course à pied 42.2 km - 84 m D+Laetitia3h45mn17s - Scratch: 464è - V1F: 8è - 11.24 km/h

    Parcours

    Photos

    12 commentaires


    • De Daniel

      C’est toujours avec admiration que je constate les km avalés par chacun…
      Voir Vincent Fabien et Eric en « ballade » au 28ème Km de la Ronce… frais comme des gardons…..Respect (il y a du travail derrière).
      Bravo tia2 pour l’exploit (quelle forme). Et la suite maintenant après Le Louvre ?????........


    • De Vincent

      Bravo Tia², Superbe reportage. De Roncherolle on a pensé à toi avec Fabien. Même en courant vu les conditions météo.


    • De Laetitia

      Arf, ze zuis démasquée. :)
      J'ai eu 2 fois le bug, mais jamais en faisant la même manip. Je le retente, là, présentement.
      Bon, j'ai pas gagné le voyage pour la marathon de Shangaï. Je suis un peu déçue. Pourtant, j'avais couru après tous les bulletins d'inscription qui traînaient pour les remplir. Tant pis.


    • De Cédric

      Quel beau témoignage de Tia², j'en ai aussi la larme à l’œil !!!
      NB: pour le bug fantôme, faudra que tu me dises comment t'as fait...


    • De François

      Posteur fantôme mon oeil ! On t'a reconnu Tiatia, on dirait un de tes coups de fil pour dire "A tout à l'heure 20h30" ;-)


    • De Laetitia

      Petit détail, 3000 personnes étaient inscrites, environ 1800 ont terminé. Je pense que beaucoup ont renoncé devant les conditions météo dantesques pour un marathon.


    • De Laetitia

      Wééééééééééééééééééééééééééééééééé, j'ai trouvé le bug du posteur fantôme. \o/


    • De

      Wéééééééééééééééééééééééééééé, je l'ai fini!
      Parce qu'à ce niveau le finir, c'est déjà pas mal. D'entrée, je sais que le record perso ne sera pas possible. Le vent de fou en pleine face, on annonce des rafales à 80km/h. Bon, je pense que le monsieur de la météo a un peu exagéré, mais pas sûr.
      Je pars avec mon beau frère pour qui c'est le premier. On sort du train. Un gars me tape dans le dos, c'est Bruno de Darnétal suivi de Pascal B (qui a déjà remporté nos foulées). Trop fort, c'est noir de monde et je rencontre des gens que je connais. Donc, je papote un peu, c'est parti pour la routine habituelle.
      L'organisation est d'enfer, même avec 3000 participants sur le marathon et les relais, on n'as pas l'impression que les organisateurs soient débordés. Personne ne s'énerve, ça glisse tranquille. Pourtant vu le monde pour le retrait du sac de consigne et le dépôt du-dit sac dans les camions, on aurait pu craindre le pire. Mais non, c'est vraiment zen. Pour avoir organisé quelques foulées, je suis épatée. Mais comment ils font, c'est quoi leur secret?
      Bref, on se place dans la foule et je laisse Gilles tout seul. À ce moment là, j'espère de tout cœur qu'il va y arriver. Il le veut ce marathon, il s'est beaucoup entraîné, il le mérite vraiment.
      Je pars tranquille, je ne regarde pas la montre et j'y vais comme je le sens. L'allure n'est pas rapide, mais je me cale assez rapidement dans mon rythme. Dès qu'on sort de Lille, le vent commence. Les coureurs sont groupés et s'est facile de s'abriter. On se prend une averse sur le nez, histoire de bien nous glacer. Les choses sérieuses commence au km 14 et je ne me sens pas super. C'est mon "mur" du marathon à moi. Je sais qu'il est là ou juste après. Je rame un peu pendant 2-3 km, mais c'est la raison qui commande. Je cours très souvent cette distance sans souci et je sais qu'il n'y a aucune raison d'être dans le dur à ce moment là. En regardant au loin avec mes yeux sans lunettes, je vois une flamme. Je sais que c'est les 3:45, les 3:30 doivent être loin devant. Je vais mettre plus de 3 km à les rejoindre, pile au semi. Trop bien. Dans un excès de confiance, je sors du troupeau pendant 500m pour m'échapper. Je suis rejointe aussi sec. Impossible de lutter seule contre le vent sur les bord de la Deule. Je reste bien au chaud, je commente un peu le paysage, les gars sont pas causants. Un des 2 meneurs d'allure est vraiment adorable, il nous encourage et se met face au vent pour nous protéger. Super, ces gars là ont vraiment la niaque. Pendant tout ce temps, on a eu le temps de voir des fanfares, des harmonies, Mauricette qui avait sorti son poste de radio et qui nous passait de la ginguette, Jean-Claude qui, porte du garage grande ouverte, nous jouait les classiques de Johnny dans les bravos de ses voisins, des Gaulois qui criaient les prénoms des coureurs. Mais surtout au km 28 un groupe de cor de chasse! Merci président pour ce cadeau spécial dédicace. J'en ai ri dans mes baskets. :) À partir de ce moment là, la tête est partie. Comme d'hab, j'ai pensé aux copines et copains du club et j'ai couru avec eux pendant le reste de la course. Les jambes ont continué à tourner et j'avais la tête ailleurs. J'étais détendue, j'étais sereine même. Courir dans ce groupe m'a permis de pouvoir profiter des animations sur le bord de la route. Je ne suis jamais préoccupée du chrono. J'ai regardé ma montre plusieurs fois, en constatant que l'allure était plutôt régulière. Je n'avais qu'à suivre la troupe. Au fil des km, on avalait des coureurs isolés. Dès le km 30, on a senti une fébrilité dans le groupe, le mur arrivait. Je savais que ça irait pour moi, je n'ai rien lâché et j'ai suivi à l'abri. À un moment on a quitté l'abri du vent pour arrivé dans une plaine battue par le vent. Le meneur s'est fait emmené par sa flamme, il a fait un écart d'un mètre quand sa flamme s'est couchée. À ce moment là, j'ai vraiment mesuré l'effort que le gars fournissait pour nous et rien que pour nous. Il a commencé à avoir mal sous un pied. C'était à notre tour de lui dire qu'il n'en restait que 4 et que la ville était toute proche. On voyait la fosse et les molettes de la mine. On y arrivait! Tout à coup, nous voilà en train de doubler Bruno. On échange quelques mots, il me rassure, il a levé le pied et il va le finir tranquille. Bon, on passe le km 40, quelle joie à ce moment là. L'un des 2 meneurs emmène ceux qui veulent finir fort. J'aime pas les sprints de fin de course et je reste avec le plus bavard des 2. Le dernier kilomètre est là, on passe sous la flamme rouge avec une pente qui arrive à 5,9 %. Oui, on termine sur une montée de malade après 41 km et le vent en plein dans le nez. Le meneur m'encourage et me dit d'y aller et d'accélérer. Je puise très loin et j'accélère (un tout petit peu pour lui faire plaisir). Je vois l'arrivée et j'entends "Allez ma Titi, c'est maman". Mes parents sont venus, ils m'ont vue passer devant eux et franchir la ligne. Temps corrigé à mon GPS 3h45min17sec pour 47,69 km (mwé) \o/
      Ça y est, je l'ai fait. Je suis heureuse, mes jambes me porte et je ne me sens pas complètement cassée. J'embrasse bien fort Jérôme le meneur d'allure et je le remercie pour son dévouement. Je crois qu'il est plus cassé que moi. Je ne pense qu'à récupérer mes affaires et retrouver mes parents. Ils ont même ma taille dans les lots, du XS en coupe-vent femme. C'est super, je vais enfin pouvoir porter un lot que j'ai gagné à la sueur de mon front.
      Je vois mes parents qui me cherchent dans la foule. Je tombe dans les bras de ma mère, je suis submergée par l'émotion et elle aussi. Je sers très fort mon père et ma mère dans les bras. C'est le plus beau moment de ce marathon.
      Ils m'aident à me sortir de la foule, on s'installe à l'abri du vent. Ma mère à apporter de quoi manger. Wé, des pistolets au pâté, trop bon. Je ne peux plus rien avaler de sucré.
      On voit arriver Gilles. Il est cuit le gars, mais il a le sourire. Il l'a fait, je suis soulagée. Il tient bien debout, il est fatigué, il a souffert mais il n'est pas cassé. Pas de bobo non plus, tout va bien.
      On se détend un peu avant de reprendre la route. On reprend la navette vers l'auto. On rit en la voyant, on patauge dans la béatitude.
      Chez Mamie, le comité d'accueil est au complet. On sort les médailles pour la photo, c'est nous les meilleurs. :D
      Je vous partage ma pensée de ce jour après en avoir fait profiter Gilles :
      Tout le monde peut courir 100 mètres, pas aussi vite que Bolt forcément, mais tout le monde ne peut pas courir un marathon. Bah Gilles l'a fait!


    • De Cédric

      Allez allez Tia² 3h30 c'est possible. Nous sommes avec toi !!!


    • De Laetitia

      Bon, bah entraînement aujourd'hui en conditions réelles. Vent à 25 km/h avec des rafales.
      Marathon en 3h45 - 4h00, je pense.


    • De François

      La météo prévoit des rafales à 70 km/h. N'oublie pas ta ceinture de plomb ;-)


    • De Gilbert

      eh bien, me ,j'ira bien faire un tour dans ch'nord... doit ya voir de la biere...

      pourquoi pas sortie club !! à moins qu'autre chose soit prévue... gigi du grand nord